Vendredi 11 décembre 2009 5 11 /12 /Déc /2009 12:09
Appel à une convergence des chômeurs, précaires et militants des luttes climatiques les 5 et 12 décembre.

Qui paie la crise climatique, sinon les plus précaires ?


Crise sociale et crise climatique se conjuguent et s’entremêlent. Elles sont issue d’un même système économique qui bafoue les droits sociaux et saccage notre environnement, sans d’autre logique que l’accumulation des profits par et pour une petite minorité dirigeante.


Au chômage massif – plus de 4 millions de chômeurs, dont plus de la moitié non indemnisés, licenciements en cascades, précarité généralisée – s’ajoute le changement climatique avec son cortège de catastrophes environnementales et sociales : montée des mers, instabilité du climat, désertification, migrations forcées, renchérissement du coût des énergies, biens essentiels dont l’accès se trouvera de plus en plus limité…


Ce sont les plus précaires, au Nord comme au Sud, qui paient le prix fort de la crise climatique. Les plus exposé.e.s à la pollution et aux conséquences du changement climatique, ils et elles sont aussi dépourvu.e.s des moyens de s’adapter au nouveau contexte climatique et énergétique, et prisonnier.e.s de la hausse des dépenses liées à des infrastructures énergétivores : coût du chauffage dans les habitats non rénovés, de l’essence pour la recherche d’emploi ou pour se rendre sur le lieu de travail…


Lutter contre le chômage, c’est aussi refuser le productivisme.


On ne sortira pas du chômage et de la précarité par une croissance dévoreuse d’énergies fossiles, émettrice en masse de CO2, gaspilleuse de ressources naturelles et destructrice de l’environnement. Seules une politique de création massive d’emplois socialement et écologiquement utiles (transports collectifs, énergies renouvelables, agriculture paysanne, services publics de proximité…), et une réduction massive du temps de travail, répondront à la crise sociale.


Lutter contre le chômage, c’est aussi lutter contre le diktat du productivisme et du consumérisme, et pour une économie relocalisée, démocratisée, solidaire, coopérative, réorientées vers la satisfaction des besoins sociaux et écologiques.


Lutter contre le réchauffement climatique, c’est aussi lutter pour une transition juste et solidaire, une autre répartition des richesses, avec un revenu décent pour tous, avec ou sans emploi, un accès équitable aux biens et services essentiels, des politiques de protection et de développement des services publics notamment de l’énergie, la gratuité des transports publics…


Les 5 et 12 décembre : mobilisons-nous ensemble contre la précarité et pour le climat et la justice sociale !


Aussi appelons-nous les chômeurs, précaires, et militants des luttes climatiques à se rejoindre et à converger lors de la Manifestation nationale annuelle contre le chômage, les précarités et pour la justice sociale le 5 décembre, et des mobilisations autour du Sommet de Copenhague du 12 décembre.

 


AC ! - Agir ensemble contre le chômage Stop Précarité Collectif Jeunes pour le climat et la Justice Sociale (Attac Campus, Avenir Climat, Fac Verte, Fédération Sud Étudiant, Jeunes Alternatifs, Jeunes Laïcs et Solidaire, Jeunes Verts, Mouvement des Jeunes Socialistes, Jeunes de l’Union Démocratique Bretonne, Mouvement rural de jeunesse chrétienne, Nouveau parti anticapitaliste Jeunes, Parti de Gauche Jeunes, Réformistes et Solidaires, Union nationale des Étudiants de France, Utopia Jeune, Zone d’écologie populaire)

 


MANIFESTATION POUR LE CLIMAT ET LA JUSTICE SOCIALE LE SAMEDI 12 DECEMBRE 2009 A MARSEILLE


RDV 14H PORTE D'AIX

Par S.U.D. Etudiant-e-s Aix-Marseille
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 11 décembre 2009 5 11 /12 /Déc /2009 12:02

http://www.snut.fr/images/fillon-pecresse.jpg

Ce weekend, s’est tenu à l’Université Paris 8-Saint-Denis, le VIème Congrès de la Fédération SUD Étudiant. Ce fut également l’occasion de fêter ses dix ans. En présence de délégations provenant de toute la France, ce fut l’occasion de fixer les nouvelles orientations pour les deux ans à venir, dans un contexte social chargé.


En effet, notre syndicat s’est inscrit ces dernières années dans de nombreuses luttes touchant à la précarité de plus en plus présente dans le milieu étudiant. Nous avons combattu avec acharnement les nouvelles politiques universitaires orchestrées par les gouvernements successifs depuis notre création. L’espace que nous avons ouvert sur le terrain du syndicalisme de lutte depuis 1999, nous a permis de nous organiser pour militer au mieux auprès des étudiant-e-s qui ont fait le choix de contester les directions imposées pour l’avenir de l’Université publique.


Après trois mouvements importants dans l’enseignement supérieur mis en place coup sur coup, il nous a semblé essentiel de réorganiser notre intervention syndicale de manière la plus combative possible, pour qu’enfin cesse la destruction systématique de tous les acquis sociaux et de tous les services publics.


Nous avons invité à notre congrès des organisations présentes dans d’autres secteurs professionnels (SUD Rail, SUD Éducation, SUD Lycéen, SUD Recherche EPST, SOLIDAIRES), pour raffermir nos liens avec l’ensemble des secteurs touchés par les politiques néolibérale. Les congressistes ont également pu échanger avec des représentant-e-s de syndicats étudiants d’autres pays européens, comme le SISSA, qui tentent également d’imposer une autre manière d’envisager l’université publique et se battent contre une même logique.


Nous avons pu aussi entamer des réflexions importantes sur la condition étudiante en 2009. Celle-ci nous amènent à réaffirmer notre revendication d’un salaire socialisé, financé par une caisse de cotisation gérée par les travailleurs eux-mêmes. Un salaire socialisé qui permettrait enfin de sortir du schéma infernal de la précarité , qui conduit nombre d’étudiant-e-s à abandonner leur cursus pour des raisons financières, ou à s’engager dans des filières « rentables » pour espérer disposer ensuite d’un revenu garanti. Le choix d’études ne doit pas être conditionné par les ressources matérielles dont dispose chaque étudiant-e !


Nous avons également axé notre intervention sur un syndicalisme qui se préoccupe tant des problématiques locales que des grandes orientations générales, car pour nous il n’y a pas de petits combats. Notre syndicalisme « de terrain » doit nous permettre de connaître et de défendre le statut plus que dégradé de l’étudiant-e.


Nous avons aussi cherché à renforcer notre structuration sur le plan national, pour que les prochains mouvements ne soient pas vains, et pour que soit enfin abrogée la LRU et les autres contre-réformes. Le bilan de ces dernières années fut éloquent, nous avons subi des plans de « réorganisation » comme jamais l’université n’en avait connu, ce qui entraîne logiquement une colère qui s’exprime à tous les niveaux de l’enseignement supérieur. Force de transformation sociale, nous nous engageons dans d’autres débats sociétaux importants, comme la lutte du peuple palestinien, la prostitution étudiante ainsi que les enjeux environnementaux. Ainsi, nous nous engageons pour les droits du peuple palestinien, et en cela, nous rejoignons la campagne Boycott Désinvestissement Sanctions (BDS), à l’encontre de l’État d’Israël. Nous appelons également à rejoindre la mobilisation contre le sommet de Copenhague du 7 au 12 Décembre.


Ce congrès fut d’autre part l’occasion de renouveler largement notre secrétariat fédéral par l’arrivée de nouveaux et nouvelles militant-e-s. Notre fédération s’est également dotée de deux nouveaux portes-paroles.Enfin, nous tirons de ce VIe Congrès le bilan suivant : c’est par l’unité, au quotidien et dans les luttes, pour un nouveau système d’enseignement supérieur égalitaire, que nous ferons enfin reculer ce gouvernement, plus que jamais anti-social !

Par S.U.D. Etudiant-e-s Aix-Marseille
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 22 novembre 2009 7 22 /11 /Nov /2009 18:27

Mardi prochain les secteurs de l’éducation, de La Poste et des banques seront en grève. Alors que la rentrée sociale avait été plutôt calme cette année, cette journée de grève sera la première initiative interprofessionnelle après les grandes journées de grèves du 29 janvier et 19 mars 2009.

En effet, bien que nous ne sommes toujours pas sortis de la crise économique, le gouvernement continue ses attaques contre les service public.

 

Dans l’éducation la multiplication des suppressions de postes, la réforme des lycées, la précarisation grandissante des personnels et enseignant-e-s ne peuvent qu’électriser une situation déjà explosive. À La Poste, l’entérinement de la privatisation malgré la soutien massif de la population au service public postal est une preuve du peu de cas que le gouvernement octroie à la démocratie populaire. Dans de nombreuses banques, les négociations salariales entre patronat et syndicats sont sous tension. Malgré les profits faramineux des actionnaires, les augmentations de salaire sont misérables, quand elles ont le mérite d’exister, et de nombreuses mesures de rationalisation (lire « travailler toujours plus pour gagner toujours moins ») provoquent le courroux des salarié-e-s.

Dans les Universités, la situation s’aggrave de jour en jour. La mise en œuvre des compétences élargies (suite à la loi d’autonomie) dans un nombre toujours plus grand d’universités, aggrave les disparités entre étudiant-e-s et universités. La nouvelle mouture du projet de décret sur la masterisation des concours de l’enseignement vient conforter les centaines de milliers d’étudiant-e-s en grève l’année dernière : le gouvernement détruit toujours un peu plus nos formations et nos diplômes !

 

En outre, la contestation étudiante qui s’était calmé en France en cette rentrée après le plus long mouvement de grève universitaire, prend de l’ampleur en Europe. L’Autriche avait lancée le bal avec 50 000 manifestant-e-s à Vienne le 29 octobre. Les étudiant-e-s allemand-e-s ont pris le relais le 17 novembre avec plus de 90 000 personnes dans les rues de différentes villes. À ce jour, une quinzaine d’universités sont en grève, les occupations d’universités se multiplient, etc. En Suisse, en Hongrie et en Italie, des actions contre le processus de libéralisation des universités se mettent en place. En France, à nouveau, des assemblées générales sont organisées pour préparer la journée de grève du 24 novembre. Par exemple, plus de 800 étudiant-e-s se sont rassemblé-e-s à Toulouse le Mirail le 17 novembre pour discuter des suites à donner à la mobilisation de l’an dernier.

 

Dans ce contexte de massification des luttes étudiantes dans de nombreux pays d’Europe et alors que certains secteurs se lancent dans la grève, la fédération des syndicats Sud Étudiant appelle les étudiant-e-s à rejoindre massivement les manifestations du 24 novembre.

Par S.U.D. Etudiant-e-s Aix-Marseille
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 18 novembre 2009 3 18 /11 /Nov /2009 00:16
Après deux années de grèves très suivies dans les Universités, le gouvernement se devait de calmer le jeu pour éviter un nouvel embrasement. Il y est pour l’instant parvenu, non pas en revenant sur ses réformes détruisant peu à peu l’éducation publique, mais en faisant profil bas et en essayant de pas rajouter d’huile sur le feu. Pourtant les annonces de Valérie Pécresse sont loin d’être satisfaisantes, quand elles ne sont pas que propagande et tentatives de justifier la politique de casse sociale organisée dans l’enseignement supérieur et la recherché. Le ministère annonce 1,8 milliards d’euros d’augmentation du budget dans le projet de loi de finances 2010. Dans les faits seuls 650 millions d’euros seront consacrés au service public. 530 millions vont servir au crédit impôt recherche, un des moyens déguisés dont l’Etat use et abuse pour soumettre toujours plus la recherche publique aux desiderata des entreprises. 420 autres millions serviront aux partenariats public-privé et paiement des intérêts de l’opération campus qui renforcent les disparités entre universités et symbolisent l’enseignement à deux vitesses dont rêvent les gouvernement successifs depuis plus de 20 ans.

Aucune des inquiétudes légitimes des étudiant-e-s et des personnels n’est prise en compte dans ce budget. SUD-Etudiant dénonce la précarisation massive des personnels, dont des milliers sont recruté-e-s sur des contrats précaires, sans possibilité ou presque de plan de carrière. Dans le meme temps, le ministère tente d’instaurer des primes individualisés condamnés par l’ensemble de l’intersyndicale de l’enseignement supérieur et la recherche : mise en concurrence des personnels après la mise en concurrence des universités… Quant aux étudiant-e-s, nous sommes une nouvelle fois les victimes d’une politique inique au service d’intérêts financiers. Les grandes annonces ne suffisent pas, surtout lorsqu’elles ne sont pas suivies d’effet ! Plus qu’un dixième mois de bourse, d’ailleurs grand oublié du budget, c’est un véritable salaire socialisé pour la jeunesse sur le modèle des retraites qui permettrait une réelle démocratisation de l’enseignement supérieur. Plus qu’une énième goutte d’eau dans la misère organisée du logement étudiant, c’est l’application de la loi sur la réquisition des logements vides, accompagné d’un plan massif de rattrapage des constructions de logements universitaires qui sont nécessaires. Plus qu’une augmentation du budget de l’enseignement supérieur privé, qu’accompagne désormais la possibilité de délivrer des diplômes sans contrôle de l’Etat, c’est une hausse massive des budgets à hauteur des besoins réels des universités publiques, et une campagne massive de titularisation des personnels précaires qui sont nécessaires. A l’heure où de nombreux pays européens sont agités par des grèves étudiantes de plus en plus fortes, le gouvernement ne devrait pas oublier que les deux derniers mouvements étudiants français n’étaient que des répétitions….
Par S.U.D. Etudiant-e-s Aix-Marseille
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 15 novembre 2009 7 15 /11 /Nov /2009 15:18

                                      

Le 12 décembre l’ensemble des organisations et acteurs/actrices de la société civile agissant sur le climat appellent à une grande manifestation internationale à Copenhague, afin de peser sur le sommet des Nations Unies qui sera alors en train de négocier un nouvel accord mondial de réduction des gaz à effet de serre prenant le relais du protocole de Kyoto.

Une réduction massive et rapide des émissions est en effet nécessaire pour éviter l’emballement climatique et des conséquences environnementales et sociales catastrophiques : montée des mers, destruction des écosystèmes, désertification, raréfaction des ressources essentielles, migrations forcées… En 1997 les gouvernements des pays industrialisés s’étaient engagés à réduire leurs émissions, celles-ci ont continué d’augmenter dans des proportions encore plus importantes. Aujourd’hui, alors que le réchauffement climatique s’accélère, il faudrait selon les climatologues que les pays développés diminuent de 40% les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2020, de 95% d’ici 2050… Mais au lieu de véritables politiques alternatives permettant d’atteindre véritablement ces objectifs (taxation internationale, relocalisation des activités, transition solidaire…), ce sont les « fausses solutions » (finance carbone, nucléaire, agrocarburants) qui sont toujours à l’ordre du jour des gouvernements !

Ne les laissons pas jouer notre avenir, agissons ! 
 
Seule une mobilisation populaire massive peut imposer de changer le système, et non le climat ! Aussi appelons-nous à une participation des jeunes qui soit la plus large possible au contre sommet de Copenhague, en particulier à la manifestation internationale du 12 décembre, et dans la mesure du possible aux autres actions telles que la manifestation Reclaim Power du 16 décembre… La jeunesse partout dans le monde est un acteur majeur du mouvement social, et a su montrer qu’elle pouvait faire reculer des gouvernements, comme par exemple en France avec les manifestations contre le CPE. Afin de permettre au plus grand nombre de militant-e-s d’aller à Copenhague, nous avons pour projet d’organiser des bus. Contactez les referent-e-ss locaux/ales du collectif les plus proches de chez vous, afin de nous permettre de connaître les besoins ! Des bus sont d’ors et déjà ouverts à réservation en région parisienne. Nous recherchons enfin des gens motivés, des financements, et nous sommes intéressés pour relayer dans nos réseaux toute initiative de transports pour Copenhague. Dix ans après Seattle, un autre monde n’est pas seulement possible, il est urgent !

Collectif Jeunes pour le Climat et la Justice Sociale:
 Attac Campus, Avenir Climat, Fac Verte, Fédération Sud Etudiant, Jeunes Alternatifs, Jeunes Laïcs et Solidaire, Jeunes Verts, Mouvement des Jeunes Socialistes, Mouvement Rural de Jeunesse Chrétienne, NPA Jeunes, Parti de Gauche Jeunes, Réformistes et Solidaires, Union nationale des Etudiants de France, Utopia Jeunes, Zone d’écologie populaire


Site : jeunesclimatjustice.fr

Contact : jeunes.climatjustice@gmail.com

Par S.U.D. Etudiant-e-s Aix-Marseille
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Recherche

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus